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saxophone jazz

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Cabu, fan d'humour, de liberté et de jazz

Jean CABUT, dit Cabu avait la passion du dessin, de l'humour et de la liberté. Il aimait donc aussi le jazz.

Jean Cabut, dit Cabu, était un caricaturiste, dessinateur de presse et auteur de bande dessinée français, né le 13 janvier 1938 à Châlons-en-Champagne (Marne) et mort assassiné le 7 janvier 2015 lors de la fusillade au siège du journal Charlie Hebdo. 

Crédit : JOEL SAGET / AFP 

Ce mec a marqué les mercredis après midi de mon enfance, en participant de 1977 à 1987 à l’émission Récré A2. « Ils cherchaient quelqu'un de rapide pour dessiner en direct sur des scénarios d'enfant - commentait-il - J'avais vingt minutes pour créer quatre images. Je venais de Charlie Hebdo. On s'étonnait de ma présence chez Dorothée. Mais pour un dessinateur, c'est le public idéal. Tous les enfants dessinent jusqu'à 12 ans"

Cabu était un fou de jazz. Il avait découvert cette musique alors qu’il était adolescent, en assistant à un show du grand orchestre de Cab Calloway pendant une tournée des basketteurs américains «Harlem Globe Trotters» au Vel d’hiv, au milieu des années 50. Une révélation !

A partir de là, Cabu avait fréquenté les clubs parisiens,  les festivals, les concerts, jamais sans son carnet de croquis. Il en avait ramené des souvenirs musicaux exceptionnels, et des dessins incroyables. Personne mieux que lui n’a su saisir l’expression de tel musicien, le geste d’un autre. Ah ! Le profil de Count Basie, les joues de Dizzy Gillespie, le clin d’œil d’Art Tatum !

Cabu aimait le jazz, le "jazz qui déménage", celui qui transporte, pas celui qui "donne envie de se jeter dans la Seine" ! Et quand il swinguait, Cabu dessinait, parfois dans le noir, souvent debout, de préférence en rythme, le pied battant la mesure. Ses premiers reportages musicaux, pourtant, il les avait fait pour Hara-Kiri dans des cabarets parisiens où se produisaient les jeunes chanteurs de l'époque (Brel, Boby Lapointe, Gainsbourg...).

Mais, à la mélancolie de la chanson française, il préfèrait de loin la joie de vivre du swing, de Trenet aux jazzmen américains. C'est plus tard, notamment pour Charlie Hebdo, qu'il commença à arpenter les festivals et les salles de concert, rencontrant les personnages mythiques du jazz comme Cab Calloway, Lionel Hampton, Count Basie, Duke Ellington... 

Il fut aussi reporter musical, chroniqueur radio sur TSFJAZZ avec Laure Albernhe, dessinateur de pochettes de disques. Témoin de l'époque des monstres du jazz aujourd'hui disparus.

 

Au travers de sa passion, Cabu avait contribué à la réalisation d'une compilation de compositions de jazz et un livre de dessins.

 

 

 

 Pas plus à dire. Laissons au caricaturiste le soin de terminer cet article…

 Cabu, fan d'humour, de liberté et de jazzCabu, fan d'humour, de liberté et de jazz

 

Lionel HAMPTON, chef d'orchestre mais pas de sa femme. A réécouter en podcast ici : http://www.tsfjazz.com/pop-pcast.php?id=10889  Dizzy GILLESPIE, le président blagueur. A réécouter en podcast sur http://www.tsfjazz.com/pop-pcast.php?id=10768  Nina SIMONE, Doctor Nina et Miss Simone. A réécouter en podcast ici : http://www.tsfjazz.com/pop-pcast.php?id=10850 
 Lionnel HAMPTON, chef d’orchestre,mais pas de sa femme.   Dizzy GILLESPIE,
le président blagueur. 

Nina SIMONE ... 

  D'autres dessins sur http://www.pinterest.com/jfpitet/jazz-qui-d%C3%A9m%C3%A9nage-cabu-sur-tsf-jazz/

 

 

Sources :

http://www.novaplanet.com/novamag/8074/le-jazz-de-cabu

 

 

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